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| Froome, à 150 km de l'arrivée... |
Dans la première étape, entre Noirmoutier
et Fontenay-le-Comte (201 km), en Vendée, victoire au sprint du Colombien Fernando
Gaviria (Quick-Step). Chris Froome, victime d’une chute, perd une
cinquantaine de secondes.
Fontenay-Le-Comte (Vendée), envoyé
spécial.
Et dans le regard de
Chris Froome? Quelque chose d’inattendu et d’apaisé que ne renverse pas l’adversité
– pas encore du moins. Air plutôt calme, en ce matin du samedi 7 juillet, jour
de grand départ vécu par une chaleur estivale à peine tiédie par les embruns que
balaie le vent d’ouest. Stratégiquement positionné à Saint-Gilles-Croix-de-Vie
(km 50,5), une station balnéaire aux vastes plages vidées de ses habitués, le
chronicoeur se mêle au Peuple du Tour pour y percevoir –ou non– l’hostilité
supposée envers le quadruple vainqueur en mal de sympathie. Bientôt midi. Trois
Français pédalent depuis longtemps en tête de course: Offredo, Cousin et Ledanois. Aucun espoir de
victoire pour eux, mais la promesse d’une belle signature inaugurale. Et
pourquoi pas une prémonition. Dans un bar, près du port, deux jeunes dévorent l’écran géant en sirotant des bières. Le premier dit: «Froome? Que lui reproche-t-on, à part qu’il est le leader de la meilleure équipe du monde… donc qu’il reste le mieux préparé du peloton?» Langage énigmatique. Le second ajoute: «Lui, jamais il aurait dû être au départ. On va essayer de ne pas penser à lui, ni de parler de lui… jusqu’à ce qu’il se rappelle à notre bon souvenir.» Quelques centaines de mètres plus loin, dans le crépitement fluide des mécaniques, le peloton traverse la petite ville à vive allure et fend une foule dense. Une femme: «Il est où le tricheur?» Sa voisine applaudit les derniers véhicules: «Je suis contente, je ne l’ai pas vu, l’autre con! S’il l’a ramène de trop, Bardet va lui faire sa fête, cette année…»





















